Tout bon Comorien se méfie, peut-être avant tout autre chose, du volcan
du Ngaratala. Depuis les tous premiers instants de l’existence, nous,
nos parents, les parents de nos parents, sommes imprégnés d’une chose
inscrite dans le fin fond de notre conscience : ‘‘on ne joue pas avec
le feu’’. On le comprend parfaitement. C’est que, dans notre cas, le
feu est un monstre haut et profond de 8000 mètres, chaud de plusieurs
milliers de degrés Celsius, doté d’un ventre de plusieurs millions de
mètres cubes et de l’envergure de toute une île.
Il y a quelques jours, des personnes très érudites en tout ce qui touche à ce genre de monstre sont venues nous confier qu’il n’y avait pas que des brûlures à plusieurs degrés à attendre du monstre de feu, qu’on pourrait en tirer plein de bonnes choses qui nous ouvriraient au monde.
Du feu au feu
De bonnes choses qui offraient d’excellentes perspectives pour améliorer notre dur quotidien. Et même qu’avec ce très mauvais et très dangereux feu, on pouvait tirer un bon feu qui amènera de la lumière dans nos foyer. C’est, sans doute, ce qu’a voulu nous dire notre ami et grand patron du Pnud en martelant une semaine durant que ‘‘le colloque sur le Karthala, ce n’était pas fait pour nous faire peur’’. Désormais, nous sommes appelés à comprendre que s’il est vrai qu’on ne devrait pas jouer ave le feu, on pouvait, néanmoins, demander à notre feu des services autres que celui de mijoter sous notre bon futur plat de mayele ou au bout de la mèche d’une taya yamrashi.
Mais, par la même occasion, ces amis érudits nous ont rappelé cette autre vérité : il s’agit bien d’un dangereux et imprévisible monstre perché sur nos flans qui ne dort que d’un seul œil à moins de quelques dizaines de kilomètres de certains de nos villes et villages. Ce rappel doit servir à nous ouvrir les yeux et, en personnes sérieuses, à prendre réellement nos responsabilités en prévision de ce que nul, nulle part, ne souhaite assister un jour pour rien au monde. En effet, devant ce feu on n’a pas le droit de continuer de feindre, parce qu’alors, on jouerait vraiment ave le feu.
Une pensée pour un militaire
La semaine dernière j’ai pensé à un colonel président de nos connaissances. Du temps de son règne, l’homme s’est opposé jusqu’au bout et avec une implacable adéquation entre la théorie et la pratique, à tout éparpillement constitutionnel des pouvoirs régaliens. Il soutenait qu’un pays sensé ne pouvait se doter de plusieurs justices et de plusieurs corps dotés d’égales armes à feu ou presque et sous les ordres d’autant de commandements. Ceux qui ne seraient pas encore convaincus de cela, n’auront désormais aucun mal à imaginer ce qui arriverait dans notre situation où, à la faveur d’un simple remaniement ministériel, une autorité initialement de l’ordre et de la tranquillité peut se mouvoir – à la lumière des exemples grandeur nature qui nous ont déjà été proposés dans deux îles – en autorité de déclenchement des troubles.
A l’occasion d’une conférence de presse, l’autorité en question s’est défendue de s’en prendre à certains citoyens en particulier, avec un succès mitigé. Il s’étonnait, avec raison par contre, que certains qui, dans des circonstances bien plus graves, restaient tranquillement vautrés dans leur bureau, se découvrent subitement des qualités de conciliateurs. Il est vrai que cela fait, pour le moins, bizarre. D’autant plus qu’un des ‘‘conciliateurs[/i]’’, a pris soin, avant de s’autoproclamer ‘‘[i]président de la communauté des ‘X’’[/i], de se livrer et/ou de faire siens des propos et des agissements à la limite de la provocation par rapport aux ‘‘[i]autres’’.
Ce qui est sûr, c’est que tous autant qu’ils sont, ces ‘‘autorités’’ [/i]et ce ‘‘président’’ seraient mieux inspirés de mettre la pédale douce et d’arrêter de jouer avec le feu car comme a toujours avertit feu le père de ma mère ‘‘[i]quand ça pète, nul peut empêcher l’odeur de se répandre’’ et il n’y a pas besoin pour cela que ce soit monstre haut et profond de 8000 mètres, chaud de plusieurs milliers de degrés Celsius, doté d’un ventre de plusieurs millions de mètres cubes et de l’envergure de toute une île pour avoir l’irréparable.
De Boina Aboudou à Tchibaou
Jeudi dernier, en lisant, votre canard je me suis remémoré d’une question qui avait toujours taraudé mon ancien ami Boina Aboudou. Ce paisible cultivateur s’en est allé sans avoir eu de réponse à son angoissante question de savoir pourquoi, pour s’en aller de chez nous, le mkolo avait besoin d’un kuriya. Mon ami n’était pas seul à être dans ce cas, Jean-Marie Tchibaou aussi. En effet, le célèbre militant indépendantiste kanak s’étonnait toujours de ce ‘‘Blanc’’ qui fait des milliers de kilomètres pour venir chez toi, que tu offres le gît et le couvert et qui, au moment où tu souhaites qu’il prenne congé, t’impose d’organiser une élection dans ta famille pour savoir si on souhaite ou non qu’il s’exécute.
Tout ceux qui ont, jeudi denier, suivi les propos de monsieur l’ambassadeur de France, savent désormais, que le diplomate français était bien sur les traces de ces ancêtres mais, que comme les feu mon ami boina Aboudou et Chibaou, ne pouvait expliquer pourquoi il était sur ces traces.
Le plus angoissant dans cette affaire, c’est que, malheureusement, ni l’histoire passée ni la présente ne semble avoir enseigné monsieur l’ambassadeur et ses patrons suffisamment pour l’empêcher de jouer avec le feu en s’obstinant à faire faire à son pays, un saut vers un très certainement préjudiciable inconnu d’où l’honneur, la crédibilité et l’histoire de la France – celle qui nous avait tant épaté – ne se relèveraient jamais.
En lisant l’ambassadeur, j’ai compris qu’il est de ceux qui pensent qu’ils peuvent venir chez les autres, donner un coup de pied à la fourmilière autant qu’ils veulent et, après, s’en retourner chez eux pour suivre tranquillement à la télévision les malheurs de ces autres.
Madjuwani Hassani
madjuwani@gmail.com
Il y a quelques jours, des personnes très érudites en tout ce qui touche à ce genre de monstre sont venues nous confier qu’il n’y avait pas que des brûlures à plusieurs degrés à attendre du monstre de feu, qu’on pourrait en tirer plein de bonnes choses qui nous ouvriraient au monde.
Du feu au feu
De bonnes choses qui offraient d’excellentes perspectives pour améliorer notre dur quotidien. Et même qu’avec ce très mauvais et très dangereux feu, on pouvait tirer un bon feu qui amènera de la lumière dans nos foyer. C’est, sans doute, ce qu’a voulu nous dire notre ami et grand patron du Pnud en martelant une semaine durant que ‘‘le colloque sur le Karthala, ce n’était pas fait pour nous faire peur’’. Désormais, nous sommes appelés à comprendre que s’il est vrai qu’on ne devrait pas jouer ave le feu, on pouvait, néanmoins, demander à notre feu des services autres que celui de mijoter sous notre bon futur plat de mayele ou au bout de la mèche d’une taya yamrashi.
Mais, par la même occasion, ces amis érudits nous ont rappelé cette autre vérité : il s’agit bien d’un dangereux et imprévisible monstre perché sur nos flans qui ne dort que d’un seul œil à moins de quelques dizaines de kilomètres de certains de nos villes et villages. Ce rappel doit servir à nous ouvrir les yeux et, en personnes sérieuses, à prendre réellement nos responsabilités en prévision de ce que nul, nulle part, ne souhaite assister un jour pour rien au monde. En effet, devant ce feu on n’a pas le droit de continuer de feindre, parce qu’alors, on jouerait vraiment ave le feu.
Une pensée pour un militaire
La semaine dernière j’ai pensé à un colonel président de nos connaissances. Du temps de son règne, l’homme s’est opposé jusqu’au bout et avec une implacable adéquation entre la théorie et la pratique, à tout éparpillement constitutionnel des pouvoirs régaliens. Il soutenait qu’un pays sensé ne pouvait se doter de plusieurs justices et de plusieurs corps dotés d’égales armes à feu ou presque et sous les ordres d’autant de commandements. Ceux qui ne seraient pas encore convaincus de cela, n’auront désormais aucun mal à imaginer ce qui arriverait dans notre situation où, à la faveur d’un simple remaniement ministériel, une autorité initialement de l’ordre et de la tranquillité peut se mouvoir – à la lumière des exemples grandeur nature qui nous ont déjà été proposés dans deux îles – en autorité de déclenchement des troubles.
A l’occasion d’une conférence de presse, l’autorité en question s’est défendue de s’en prendre à certains citoyens en particulier, avec un succès mitigé. Il s’étonnait, avec raison par contre, que certains qui, dans des circonstances bien plus graves, restaient tranquillement vautrés dans leur bureau, se découvrent subitement des qualités de conciliateurs. Il est vrai que cela fait, pour le moins, bizarre. D’autant plus qu’un des ‘‘conciliateurs[/i]’’, a pris soin, avant de s’autoproclamer ‘‘[i]président de la communauté des ‘X’’[/i], de se livrer et/ou de faire siens des propos et des agissements à la limite de la provocation par rapport aux ‘‘[i]autres’’.
Ce qui est sûr, c’est que tous autant qu’ils sont, ces ‘‘autorités’’ [/i]et ce ‘‘président’’ seraient mieux inspirés de mettre la pédale douce et d’arrêter de jouer avec le feu car comme a toujours avertit feu le père de ma mère ‘‘[i]quand ça pète, nul peut empêcher l’odeur de se répandre’’ et il n’y a pas besoin pour cela que ce soit monstre haut et profond de 8000 mètres, chaud de plusieurs milliers de degrés Celsius, doté d’un ventre de plusieurs millions de mètres cubes et de l’envergure de toute une île pour avoir l’irréparable.
De Boina Aboudou à Tchibaou
Jeudi dernier, en lisant, votre canard je me suis remémoré d’une question qui avait toujours taraudé mon ancien ami Boina Aboudou. Ce paisible cultivateur s’en est allé sans avoir eu de réponse à son angoissante question de savoir pourquoi, pour s’en aller de chez nous, le mkolo avait besoin d’un kuriya. Mon ami n’était pas seul à être dans ce cas, Jean-Marie Tchibaou aussi. En effet, le célèbre militant indépendantiste kanak s’étonnait toujours de ce ‘‘Blanc’’ qui fait des milliers de kilomètres pour venir chez toi, que tu offres le gît et le couvert et qui, au moment où tu souhaites qu’il prenne congé, t’impose d’organiser une élection dans ta famille pour savoir si on souhaite ou non qu’il s’exécute.
Tout ceux qui ont, jeudi denier, suivi les propos de monsieur l’ambassadeur de France, savent désormais, que le diplomate français était bien sur les traces de ces ancêtres mais, que comme les feu mon ami boina Aboudou et Chibaou, ne pouvait expliquer pourquoi il était sur ces traces.
Le plus angoissant dans cette affaire, c’est que, malheureusement, ni l’histoire passée ni la présente ne semble avoir enseigné monsieur l’ambassadeur et ses patrons suffisamment pour l’empêcher de jouer avec le feu en s’obstinant à faire faire à son pays, un saut vers un très certainement préjudiciable inconnu d’où l’honneur, la crédibilité et l’histoire de la France – celle qui nous avait tant épaté – ne se relèveraient jamais.
En lisant l’ambassadeur, j’ai compris qu’il est de ceux qui pensent qu’ils peuvent venir chez les autres, donner un coup de pied à la fourmilière autant qu’ils veulent et, après, s’en retourner chez eux pour suivre tranquillement à la télévision les malheurs de ces autres.
Madjuwani Hassani
madjuwani@gmail.com
22:51:10 . 01 Déc 2008
Syndication
16/03/2010 @ 07:07:48
par louboutin
aqian100315 Ulysse nardin Watches U-Boat Watches
15/03/2010 @ 07:37:14
par Replicawatches
fake watches,replica watches,mens ...
13/03/2010 @ 05:51:56
par tag replica watches
ugg boots christian louboutin louboutin christian louboutin louboutin shoes [url=http://www.buylouboutin.com]christian louboutin ...
12/03/2010 @ 08:43:31
par louboutin
ugg boots christian louboutin louboutin christian louboutin louboutin shoes [url=http://www.buylouboutin.com]christian louboutin ...
12/03/2010 @ 07:23:50
par louboutin